samedi 22 octobre 2016

Roche Cline

Petite rando bien sympa, pour accéder au "corcovado" du Val d'Allos.
Ce petit éperon rocheux qui se dégage de la montagne et qui se fait remarquer du fond de la vallée du Val d'Allos se gagne assez facilement.

Prendre la route du lac d'Allos, Au niveau de la ferme de Brigitte, prendre le chemin à droite en montant, qui semble nous emmener au cœur d'une exploitation laitière, en fait nous passons juste devant. Continuer la route en voiture sur un chemin chaotique et pierreux, jusqu'à la fin du chemin, devant la barrière de l'herbe blanche.

Prendre ensuite, à pied, le chemin large au milieu de la forêt qui vous porte tranquillement jusqu'à la cabane de l'herbe blanche, et bien avant, prendre le sentier qui part à droite, en direction de Roche Cline.

La traversé en forêt est assez raide et soutenue, jusqu’à sortir de cette magnifique forêt pour arriver sur un replat herbeux, ou vous pouvez faire une pause.
Roche cline fait son apparition, à droite le fond de la vallée.

Le sentier se poursuit en hauteur jusqu’à longer une arrête large, légèrement aérienne et splendide.
On aperçoit au loin la sente qui semble monter directement vers l'appendice rocheux, alors qu'elle en fait le tour.

Cette partie de sente est assez raide, pierreuse,et on se retrouve assez vite sous Roche Cline qu'il faudra contourner par la gauche pour retrouver un peu d'herbe et un sentier plus marqué.

Le sentier se poursuit sur la tête de Roche Cline, à droite, assez raide mais court.

En haut, la vue est splendide sur le Val d'Allos et la Vallée du Var, on aperçoit de nombreux sommet, donc la fameuse Grande Séolane.

Retour par le même chemin.


Petit vallon de l'herbe blanche

Sentier sur l'arrête et Roche Cline devant

Vue du sommet

Grande séolane

Forêt de l'herbe de blanche

jeudi 25 septembre 2014

Gorges du Blavet

Gorges du Blavet - Secteur La Capelle.

Une petite journée escalade dans les Gorges du Blavet, avec quelques voies sympa entre le 3A et le 5C. 
Vue depuis les hauteur d'une voie.
Deux voies en 5C sur cette face.

Dans la cheminée.


Alors on l'attaque comment cette voie ?

Concentré


Léna, en haut du 5C

Fred se fait plasir dans une 3.

En haut du 5C

mardi 23 septembre 2014

Le Gélas

L'avant Gélas.

Tout commence ici, avec quelques lectures sur internet qui portent mon attention sur le Mercantour. Le plus haut sommet des alpes maritimes me fait de l’œil. Avec sa forme étrange fendue d'un couloir pierreux.
Je lis autant de récits que je peux sur ce « petit » sommet de 3143m. Facile pour certains, moins pour d'autres, j'en retire l’impression que cela pourrait être un bon point de départ pour s'initier à l'alpinisme.

Nous sommes fin mai 2014, et je contact le bureau des guide de Nice pour prendre quelques renseignements et réserver une course mi septembre.

Quoi ? Un guide pour le Gélas ?? ...Mais c'est de la randonnée !!

Alors, peut être oui, bien que, après avoir réalisée cette ascension, je peux dire que OUI un guide était nécessaire dans mon cas, du simple fait qu'évoluer sur le fil d'une arrête en cordée n'est pas dans mes gênes, et je peux également affirmer que NON ce n'est pas de la randonnée !

Je me suis donc rendu, avec une amie, à Saint-martin de vésubie, une première fois début juin, pour prendre un peu la température du coin, pour sentir la montagne.
La neige était encore présente depuis le refuge de la Madone avec de nombreux névés, et le paysage m'a tout de suite « claqué à la gueule ».
Hyper minérale, abrupte, sec, piquant, envoûtant, magique.



Nous sommes montés en direction du Gélas, pour nous rapprocher de la bête, et nous avons posés nos sacs au pied du lac mort, qui à cette période est un lac de glace rose.

Le lac mort

Le Gélas, droit devant nous, m'inspirait le respect.
Je voyais au loin quelques alpinistes et autres randonneurs à ski se rendre sur le balcon. Entre eux et nous, il y avait les chamois, les bouquetins. Une pure journée en montagne comme j'en avais rarement vécue.

Le saint robert a gauche, le Gélas devant




L'entre deux.

Encore plus motivé qu'auparavant après cette randonnée, nous avons décidés de nous rendre un peu plus haut, un peu plus loin, mais de rester dans cette vallée.
Nous avions prévue le Mont Colomb. Une belle petite rando un peu sportive, c'était parfait.
Départ de la vacherie, on prend la sente en direction des lacs, puis on se dirige vers le pas du Mont Colomb.
Tout de suite, le paysage est beaucoup moins « fun » que sur l'autre versant, une impression d'austérité nous gagne, de grands caïres nous dominent tout le long sur une sente pas évidente et très pierreuse, puis nous arrivons au lac du Mont Colomb, juste un peu avant le Pas du Mont Colomb, de là nous tirons vers le Nord, il n'y a plus de sente et quelques rares cairns nous indiquent le chemin à suivre.
Nous ne sommes plus très loin du But, lorsque le mauvais temps nous oblige à redescendre.
Nous gardons néanmoins en mémoire un point de vue magnifique.

Vue au pied du Mont Colomb



Le Gélas en traversé Ouest/ Est.

Voilà, c'est le jour, nous sommes le 21 Septembre 2014, il est 7h00 du matin au refuge de la Madone (1903m) quand nous partons vers le Gélas, Stephane Benoist notre guide et Sandra, une jeune alpiniste.
Nous allons mettre 4h15 pour arriver au Collet Saint-Robert, la vue est encore une fois magnifique, le temps est au beau fixe, et l'air est frais.
Nous nous équipons au pied de l'arrête : baudriers, casques et encordement.
Notre guide passe en tête, et j'ai décidé en accord avec les autres de rester derrière. Je ne suis pas trop en confiance et l’appréhension du vide me motive à passer en dernier pour être dans leurs pas.

Encordement au pied de l'arrête ouest du Gélas


En haut de l'arrête Ouest , c'est la trouille au ventre que j'évolue sur le fil, un vent glaciale gifle mon visage et malgré ça, je transpire sous mon casque et dans mes gants. La vue de chaque coté de l'arrête est impressionnante et le vide me fait regretter d'être là. Mais je dois avancer, impossible de faire marcher arrière, je comprends alors la signification du mot : engagé !

Encordés sur le fil de l'arrête Est.


Nous avançons assez vite, malgré mon trouillomètre à zéro, pour arriver au pied des gradins. C'est la partie escalade de l'ascension. Je ne saurais dire la hauteur à escalader, mais j'ai du mal à avaler que je vais devoir le faire.
Stéphane nous assure en tête, et je décide de me concentrer sur mes mains, mes pieds et de ne pas trop jeter de regards indiscrets sur les environs.

La partie escalade du Gélas, avant le sommet

Très vide, nous sommes assez haut, je monte tranquillement, assurant avec calme et sérénité mes prises, facile, voir très facile. A chaque pas, je me demande quand la partie difficile va commencer, et finalement, elle n'arrivera pas, nous sommes au sommet.
Je n'ai pas eu peur, ou plutôt, je me suis interdit de laisser la peur s'installer, et la récompense est grandiose, la vue est magnifique.
La madone et la croix nous attendent pour respirer un peu.

Le sommet du Gélas

Je suis dans un état mitigé, le cerveau encore pleins d'adrénalines, remplie de doutes sur mes capacités d'alpiniste et en même temps pris d'un sentiment de joie énorme.

Vue du Lac Long depuis le Gélas, coté France.

Vue du versant italien, l'Argentéra, et le Viso au fond.

En haut, il fait froid, pas trop le temps de se poser, Stéphane préfère nous garder chaud pour la suite : la descente sur l'arrête Est.

Je parts en tête, assuré par notre guide.
Cette arrête était réputée plus aérienne que la partie ouest, pourtant, je descend sans craintes, avec beaucoup de plaisir et nous arrivons très vite sur le balcon su Gélas, où nous allons déjeuner.

Descente du Gélas par l'arrête Est.


La descente vers le refuge est une torture pour mes pieds, mes genoux et la fatigue nous gagne moi et ma compagne de fortune.
À 16h30 nous arrivons au refuge.

Le Gélas est derrière nous...


Cette journée restera gravée dans ma mémoire, principalement parce que c'est ma première ascension en mode alpi, même si ce petit sommet est une course classée facile, elle reste pour moi un défit que j'ai su relever contre mes craintes du vide.

Une dernière chose, nous avons vu beaucoup de monde monter sur le gélas par l'arrête Est depuis le balcon, la plupart n'étaient pas encordés, certains n'avaient pas de casques, et équipés de chaussures très sommaires.
Alors que nous étions à la sortie de l'arrête, une dame faisant partie d'un groupe m'a demandé en montant si c'était dur. Notre guide aurait aimer lui répondre que cette année le cailloux est particulièrement dur, quand on tombe dessus...